Cité de Lycie du Vième siècle av. J.-C., Myra était l'un des principaux membres de la confédération lycienne mais c'est à l'époque byzantine qu'elle connut son plus grand essor. Le futur Saint-Nicolas était évêque de Myra au IVième siècle.
La cité est aujourd'hui surtout connue pour sa nécropole qui, comme à Limyra et Telmessos, est constituée de tombeaux rupestres, datés du IVe siècle av. J.-C., percés dans la falaise. En forme de temples à fronton ou de maisons, ils reproduisent les frontons triangulaires et les encorbellements de l'architecture traditionnelle en bois.
Plusieurs tombes sont décorées d'une représentation du défunt, de ses parents ou de ses amis. Les personnages ont été taillés à même le roc où sur le sarcophage du défunt. Les défunts étaient disposés sur des banquettes près d'une petite fosse destinée à déposer les offrandes.